septembre 10

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Les 3 questions essentielles pour savoir si vous devez la quitter

Il y a ces relations pour lesquelles la fin est évidente.

On se fait quitter, ou on quitte l'autre parce qu'on ne voit pas d'autre issue.

Mais il y a aussi ces moments où on se pose la question : dois-je rester et essayer encore ou dois-je partir ?

Alors comment savoir ? Comment être sure qu'on va prendre la bonne décision ?

J'ai décidé aujourd'hui de vous livrer les 3 questions que vous devriez vous poser pour y voir plus clair, et pour vous aider à avancer... avec ou sans elle.

Ces conseils qui ont été testés, et approuvés, par quelques unes de mes amies qui ont traversé ce genre de période compliquée entre le « si » et le « mais ».

Et aussi par moi-même... avant de mettre un terme à ma relation précédente, qui avait durée de nombreuses années.

Je sais donc qu'il n'est pas aisé de faire ce choix, et j'ai d'ailleurs mis un certain avant de comprendre que c'était ce que je devais faire.


1 - Es-tu (toujours) amoureuse ?

Cette première question peut paraître d'une simplicité assourdissante.

En effet, si vous pouviez répondre facilement « oui » ou « non », alors pourquoi vous la poser ?

Et bien, parce que parfois la réponse n'est pas celle que l'on se raconte.

Posez-vous cette question, et prenez le temps d'y réfléchir.

Qu'est-ce qu'être amoureuse signifie pour vous ? Comment vous sentez-vous quand vous l'êtes ? Avez-vous toujours les mêmes sensations lorsque vous la regarder ? Est-ce que ses maladresses vous attendrissent encore ? Est-ce que sa voix vous provoque toujours des frissons et vous sentez-vous toujours « chez vous » dans ses bras ?

Être amoureuse est en fait le mélange de nombreux ingrédients tels que l'attachement, la tendresse, le désir (pas toujours, cf article sur l'asexualité), l'envie de créer des projets, l'admiration, etc...

Diriez-vous alors que vous êtes toujours amoureuse ?

Si la réponse ne vous saute pas aux yeux, prenez le temps d'y songer, de ressentir et de constater.

Si vous répondez « oui », je vous conseille de répondre aux deux autres questions, car l'amour ne suffit pas pour vivre une idylle épanouissante, et le fait que vous vous demandiez si vous devez cesser cette relation est le signe que quelque chose vous dérange quelque part.

Si vous répondez « non », posez-vous la question : pourquoi restez-vous ?

A cette question, j'avais répondu « je ne sais pas », et ce n'est pas grave, car les deux autres questions m'ont aidée à analyser plus précisément ce que je ressentais.


2 - Comment imagines-tu ta vie dans 2 ans ?

Pour commencer, lorsque vous vous projetez dans le futur, dans deux ans (et nous verrons pourquoi j'ai choisi ce temps en particulier), il vous viendra naturellement l'idée que cette personne soit à vos côtés... ou pas forcément.

Si vous doutez sur le fait qu'elle fasse toujours partie de votre vie à ce moment-là, demandez-vous pour quelle raison.

Bien sûr, pour que la réponse soit pertinente, il faut que vous imaginiez que votre relation n'aura pas radicalement changé d'ici là. Et la personne avec laquelle vous la vivez, non plus.

Ensuite, cette question sous-entend « avec qui », mais pas seulement.

Si par exemple, vous avez toujours rêvé d'aller vivre à l'étranger, que c'est votre rêve depuis des années, et que votre partenaire ne veut pas bouger de sa Bretagne natale, cela peut en effet être un problème.

Ou encore, si vous mourrez d'envie d'avoir un enfant, mais que votre partenaire n'en veut pas (ou inversement), demandez-vous si cette situation vous semble viable à long terme.

Je vous parle de deux années parce qu'après y avoir réfléchi, je me suis dit qu'un an était trop court pour imaginer un changement radical (bien qu'on puisse aussi changer de vie en quelques semaines) et qu'il est possible que vous vous disiez que vous pourriez faire « l'effort » de continuer cette relation une année de plus sans qu'il n'y ait de changements réels.

Ceci serait donc contre-productif quant à la question à laquelle nous essayons de répondre.

Plus de deux ans me semble également compliqué, car il est difficile de se projeter très loin en étant assez objective.

Voilà pourquoi, je vous suggère d'imaginer votre vie dans deux ans.

Finalement, cette question est équivalente à celle-ci : aimez-vous la vie que vous menez, et/ou va-t-elle dans la direction que vous espérez ?

Si votre réponse indique que vous aimez ce que vous vivez auprès de votre partenaire et la direction de votre vie en générale, il y a bon espoir pour que vos questionnements concernant votre couple (ou toute autre forme de relation) trouveront des réponses... Peut-être simplement en osant les poser ?

Si au contraire, vous projeter dans une vie qui ressemble à celle que vous vivez actuellement vous hérisse les poils, alors il y a selon moi deux cas possibles :

  • Vous vous imaginez vivre d'autres aventures (nouveau travail, nouvelle ville, reprise d'études...) que ce que vous vivez, MAIS, toujours auprès d'elle.
    Et dans ce cas, vous êtes peut-être très préoccupée ou stressée par des choses extérieures à votre relation, mais vous ne regardez pas au bon endroit.
  • Vous vous imaginez vivre d'autres aventures, ET sans elle.
    Et dans ce cas, effectivement, il ne serait pas improbable de vous demander pourquoi vous restez.

A cette question, j'avais répondu « je ne veux plus de cette vie, deux ans de plus, je ne le supporterai pas ». Ce qui est assez explicite, n'est-ce pas ?

3 - Si tu la rencontrais maintenant, que se passerait-il ?

Cette dernière question est pour moi la plus parlante, et la plus facile à répondre (seulement si vous y répondez honnêtement).

Ce que je vous propose ici, est d'imaginer que vous rencontriez votre partenaire pour la première fois, et que vous commenciez à échanger avec elle.

Disons, pour être plus précise, que vous découvriez rapidement sa personnalité, telle que vous la connaissez actuellement.

Parce que, comme Stéphanie me dit régulièrement, et que je trouve très juste : nous faisons chaque jour un choix, celui de rester.

Ce qui veut dire que vous devriez chaque jour pouvoir répondre la même chose que lorsque vous aviez décidé d'entamer une relation avec elle (votre partenaire... pas Stéphanie).

Que penseriez-vous d'elle ? Auriez-vous l'envie de la revoir/lui parler régulièrement ? Seriez-vous attirée (physiquement et/ou intellectuellement) par elle ? Auriez-vous des valeurs communes ?

Si vous répondez à cette question en vous disant que vous envisageriez une relation avec elle, que vous tomberiez sous son charme, ou encore qu'elle vous intimiderait...

Alors peut-être que tout n'est pas perdu et que vos interrogations trouveront des réponses plus facilement que vous ne le pensez.

Si vous répondez que vous ne lui trouveriez rien de spécial, qu'elle vous agacerait, ou encore que vous ne la trouveriez pas attirante... Il est peut-être temps de vous demander pourquoi vous restez.

A cette question, j'avais répondu sans aucune hésitation « je ne lui trouverais aucun charme et sa personnalité ainsi que ses valeurs ne me plairaient pas du tout ». Compliqué de se projeter dans une relation quand on pense cela, non ?

Attention : relations toxiques !

Petit point qui me semble important lorsque l'on parle de rupture, de mal-être, de questionnements, etc.

Il se peut que vous viviez une relation qui vous fasse dire « oui, je suis toujours folle amoureuse », « dans deux ans, je ne me vois pas sans elle », et « si je la rencontrais maintenant, je tomberais immédiatement sous son charme ».

Sauf que.

Parfois, il peut se cacher derrière ces réponses « je suis dépendante affectivement », « sans elle, je n'ai aucune valeur » et « elle me manipule ».

Cela peut sembler rare, mais puisque ça existe, il est important d'en parler.

Si vous ressentez que quelque chose dans cette relation n'est pas normal, je vous conseille vivement d'en parler avec une personne de confiance.

Une personne qui vit des relations saines, et qui saura vous indiquer si ce que vous vivez est inquiétant, et vous soutenir pour mettre un terme à cela.

Ma relation précédente était toxique à bien des égards, et je ne m'en suis rendue compte que le jour où j'ai commencé à parler de ce qui se passait à une amie.

Nous sommes parfois très douées pour dissimuler, et il n'est pas rare -comme ça a été mon cas- que personne ne se doute de la réalité.

Si vous n'avez personne à qui parler, il existe des numéros de téléphone et des associations dans chaque départements à contacter : le 3919 qui est gratuit et anonyme (que vous pouvez composer du lundi au samedi de 9h à 19h), par exemple, où vous trouverez une oreille attentive. 

J'aimerais souligner que les relations toxiques ne sont pas réservées aux personnes hétéros.

Chez les LGBTQ+, ça existe aussi.

Il est très important de ne pas rester seule.

Et après ?

Peut-être qu'en vous posant ces 3 questions, des évidences vous sont apparues, et vous avez la sensation d'y voir un peu plus clair.

Peut-être aussi que cela vous prendra un peu plus de temps, et que vous n'avez pas encore déterminé ce qui vous trouble réellement.

Ou encore, peut-être avez-vous conclu que vous êtes à votre place dans cette relation, et qu'elle vous convient (presque) totalement.

Dans ce dernier cas, vous pouvez vous réjouir, parce que vivre ce genre d'amour est une chance.

Il se peut que si vous vous interrogiez sur le fait de quitter votre partenaire, ce ne soit en fait qu'un manque de communication entre vous, et que vous pourriez régler nombres de vos soucis en discutant et en trouvant des solutions ensemble.

Ou peut-être que vous ou votre partenaire traversiez une période difficile dans votre vie, et que votre état général impacte indirectement votre relation amoureuse. Ce qui voudrait dire que ce que vous avez à régler en priorité ne se trouve pas ici.

Pour terminer cet article, je dirais que vos raisons vous appartiennent, et que même si « tout va bien » à première vue, dans cette relation, mais que vous sentez que vous avez besoin et envie qu'elle se termine, alors cela est suffisant.

Si vous restez, en vous disant que vous ne voulez pas blesser l'autre, alors inversez les rôles et demandez-vous si cela vous plairait qu'une personne reste avec vous seulement pour ne pas vous faire de mal.

Vous avez le droit de rompre, vous avez le droit de prendre un chemin différent de celui que vous pensiez déjà tracé.

Bien qu'une rupture ne soit jamais agréable, prenez soin de vous en sachant partir lorsque vous sentez qu'il est temps de le faire.

Mais prenez aussi soin des personnes que vous quittées, et n'oubliez pas qu'une relation se construit à deux, et que nous avons donc toujours une part de responsabilité quant à la tournure qu'elle prend.


Tags

couple, rupture, séparation


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Les 3 questions essentielles pour savoir si vous devez la quitter

  • Hello, je voulais juste vous faire part du fait que je trouve cet article assez réducteur. Une relation peut être difficile mais permettre de grandir et de sortir de ses schémas. Les tensions, même si je suis d’accord qu’elles ne devraient pas empêcher de passer de beaux moments, peuvent aussi permettre de se recentrer et de grandir. Essayer de comprendre les besoins de l’autre, essayer de comprendre quand on passe par de mauvaises phases (il y en aura dans toute relation) ce qu’il se passe. La société de consommation passe aussi par les relations: des difficultés? je jette, l’herbe sera plus verte ailleurs. Sauf qu’en fait, on peut passer sa vie à changer de partenaire en se disant qu’avec la prochaine ce sera mieux. Des fois s’accrocher cela vaut le coup et surtout ça permet de grandir bien plus qu’en “fuyant” chaque fois les problèmes ou en se disant qu’ils viennent de l’autre. Alors c’est sûr que quelques fois, on sent que ce n’est pas la bonne relation mais d’autres fois, persévérer même dans la difficulté, donne de très jolies choses. Mais c’est sûr que ca demande plus de courage et de travail sur soi que de jeter et passer à la prochaine parce que la relation s’est un peu atternie ou qu’on a rencontré une nouvelle personne et que l’excitation du début (qui passera de toute façon), n’est plus là.

    • Bonjour Lilou, cet article ne fait pas l’apologie d’une société de consommation, mais traite de la difficulté pour certaines personnes à quitter leur partenaire alors que soit 1) Elles ne sont plus amoureuses 2) Elles ne se voient pas dans l’avenir avec elle 3) Elles ne savent pas si et pourquoi elles l’aiment. La communication est évidemment une clé élémentaire dans la relation, Léna vous invite juste d’abord à communiquer avec vous-même. A faire preuve d’honnêteté envers vous-même, en vous posant les bonnes questions. Mais il ne faut pas penser pour autant qu’il est facile pour quelqu’un.e de quitter, ni une personne, ni une relation où des partages se sont construits. Cela demande un travail important sur soi-même, de remise en question, et de se demander ce que l’on veut VRAIMENT. Beaucoup n’auront pas la force de partir. Et dans ce cas, les questions sont : pourquoi est-ce que vous restez ? Les raisons de votre choix vous guident-elles vers l’épanouissement ? En revanche, je ne suis pas, personnellement, une adepte de l’amour-sacrifice. Je pense que si l’amour demande de la compassion, de l’empathie, des concessions, un apprentissage, il faut se poser la question de son bonheur et des limites que l’on pose aussi aux tensions. En l’occurence, aux relations toxiques. Communiquer, oui. Faire des concessions, oui. Apprendre de l’autre, oui. Mais, Lilou, quelles sont selon vous les limites dépassées qui vous permettront de mettre un terme à une relation qui pèse plus dans le poids des souffrances que de vos bonheurs (à toutes les deux)? Quelles sont les limites au respect que l’on doit pouvoir s’accorder à soi-même ?

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