octobre 29

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Vivre sa première fois avec une femme

Pour vous avertir qu'aujourd'hui, nous lançons notre premier article sur le thème de la sexualité en elle-même, et non sur une orientation comme ce fut le cas sur le sujet de l'asexualité.
J'ai fait mon coming out l'année de mes 17 ans. Mais la première fois où j'ai fait l'amour avec une femme, j'avais 18 ans. D'autres femmes vivront leur première fois plus jeunes, et d'autres encore, bien plus tard. 

Certaines auront eu des relations sexuelles avec des hommes, pour autant, elles seront sur le point de vivre, ou revivre, leur première fois avec une femme.

Je n'attendais pas "d'être prête" (je l'étais déjà), j'attendais plutôt de rencontrer "la bonne" : une personne avec qui je me sentirai en confiance, avec laquelle je ressentirai un désir fort pour avoir envie de faire l'amour.

Avant cette première fois, j'étais un peu anxieuse. Je ne savais pas comment m'y prendre.

J'ai tenté de trouver des guides pratico-pratiques, et j'ai fini par lire un kamasutra lesbien trouvé sur le net (dont je ne me souviens plus le nom), et "Osez les conseils d'une lesbienne pour faire l'amour" de Marie Condoe.

La réalité ? Je n'ai pas appliqué un seul des conseils que j'ai lus. Non seulement parce que tout a été naturel et évident, mais aussi parce que la question de la "première fois" dépasse la question de la performance ou de la pratique sexuelle.

Même si ça m'a servi à pouvoir "visualiser" et "anticiper" ce qui pouvait se passer quand on fait l'amour avec une femme (comme si le sexe était une zone obscure et secrète).

Mais sortons donc des sentiers battus, et considérons cette "première fois", différemment du moment où vous ne serez plus vierge, et où vous devrez faire une performance physique pour la première fois. 

Mais plutôt comme ce moment où, pour la première fois, vous ferez corps avec une femme, vous vous connecterez, physiquement, avec elle, et vous vous dévoilerez vos désirs réciproques.


La première fois : quelle différence pour les femmes LBQ ?


La première fois n'est pas une question qui inquiète seulement les personnes LGBTQ+. Cela concerne aussi les personnes hétéros, femme comme homme.

Comme le disait Roland Barthes dans un de mes livres favoris :

Fragment d'un discours amoureux, Roland Barthes

A chaque instant de la rencontre, je découvre dans l'autre un autre moi-même.

Vivre sa sexualité auprès d'une autre personne est souvent assimilé comme un don de soi. C'est très intime. Personnel. Différemment vécu d'une personne à une autre.

On se demande si l'on va bien faire. Si, et quand, on est prêt.e. Si ce sera une bonne ou mauvaise expérience. Plus toute l'éducation que nous avons reçue, de nos parents jusqu'au cours d'éducation sexuelle à nos cercles d'ami.e.s.

Mais avouons-le : la première fois n'est pas si simple à aborder pour les personnes hétéros non plus.

Depuis quelques années, la question du clitoris est remise sur le devant de la scène et médiatisée. Les femmes hétéros ont aussi leur part de questionnement et d'anxiété. La norme hétéro veut que "première fois" rime avec "coït" (la pénétration), et même, assimilé à tout acte sexuel.

De même, les cours d'éducation sexuelle sont pauvres. Parfois ou souvent, datés. Il existe des associations qui peuvent guider, comme le service de planning familial, ou le centre de planification pour la fonction publique. Même si les expériences peuvent être vécues négativement.

Et donc chez les hétéros, l'ouverture à la sexualité, la manière de "réussir" sa première fois, de l'appréhender dans toute sa dimension affective, psychologique, et même intellectuelle, n'est pas non plus une mince affaire.

Alors, quelle différence avec nous, femmes LBQ ?


La question de son attirance et de ses désirs


Quand on est une femme attirée par les hommes, on se pose peu de question sur l'attirance : on trouve qu'un mec est mignon et on l'associe à une attirance. Cette hétéronorme est si présente que cela peut même mener à de la confusion pour des lesbiennes  (comme ça a été mon cas, mais aussi celui d'autres).

Par contre, lorsque l'on commence à ressentir quelque chose pour une femme et que l'on est une femme, la question de son attirance est bien plus sérieuse. Particulièrement pour celles qui ont toujours été attirée (ou ont pensé l'être) par des hommes.

Parce qu'avant de faire l'amour pour la première fois, il y a la question du désir : suis-je ou non attirée par cette femme ? Ce que j'éprouve signifie-t-il que je serai prête à avoir une relation sexuelle avec elle, ou est-ce que je la trouve simplement belle/admirable ?

La question des attirances peut donc être très perturbante. Les standards ne nous apprennent pas réellement à identifier nos attirances.

On nous dit : des femmes attirées par les hommes, c'est normal, c'est la norme. Mais on ne nous dit pas "ressentir du désir pour une personne, que ce soit pour une femme ou homme, peut se vivre tel que...".

Encore plus, être attirée par une personne ne signifie pas être attirée sexuellement. On peut être attirée esthétiquement, intellectuellement, affectivement, sensuellement, mais pas forcément sexuellement.

Le problème que l'on peut rencontrer lorsqu'on découvre son attirance pour les femmes pour la première fois, c'est que l'on a tendance à vouloir tout de suite l'identifier à la sexualité, avant même de penser à l'attirance en terme de ressentis. Lesquels en dehors du désir sexuel ?

L'admiration. L'affection. La tendresse. L'attachement. La curiosité. L'intrigue. La sublimation. L'envie. Par exemple.

Alors, quand on pense au fantasme sexuel, cela peut être plus "simple" à analyser.

Mais par exemple, lorsque j'avais 17 ans, et que j'ai craqué pour la première fille avec qui j'échangerai un baiser d'amour, je n'ai pas pensé à la manière dont je pourrai faire l'amour avec elle, je n'ai pas pensé à des fantasmes sexuels. 

Le sexe n'est pas la première chose qui me soit venue à l'esprit. Pour autant, je n'ai pas douté être attirée par cette fille.

Ou encore, certaines personnes vont avoir besoin d'établir une forte connexion, un attachement puissant, des sentiments amoureux, avant de pouvoir ressentir du désir sexuel pour quelqu'un.

La question de l'attirance dépasse la question de la sexualité. Il faut prendre le temps de se poser la question de son désir avant de se projeter dans la sexualité, de par l'influence que nous pouvons recevoir de parts et d'autres, sur ce à quoi doit ressembler une relation amoureuse.

Un peu comme si le sexe était la consécration, le but ultime. Mais ce n'est pas une finalité. C'est un moyen de se connecter à l'autre. De découvrir une part intime. De partager un moment sensuel. Mais ce n'est pas le début de tout, ni la fin, ni un passage obligatoire.



Le fantasme de la pratique sexuelle entre femmes


Quelle est l'une des premières pratiques que l'on associe aux lesbiennes ? Le cunnilingus.

C'est ancré : les femmes lesbiennes sont des brouteuses... alors qu'en réalité, c'est une pratique qui peut, non seulement être pratiquée par les hétéros, mais en prime, que certaines lesbiennes ne vont pas apprécier, et encore moins la première fois.

Alors que le coït est bien ancré pour les hétéros (bien qu'à mes yeux, ce ne soit pas le signe que c'est positif), chez les lesbiennes, la pratique sexuelle reste floue.

Pour ceux qui méconnaissent, particulièrement les hétéros, faire l'amour entre femmes est du "sexe doux". On ne fait "pas vraiment l'amour". On fait "touche pipi". On fait des "préliminaires", et ça ne peut pas être "douloureux". Bref, ça n'a rien de sexuel.

Alors, lorsque je dis à des hétéros que nous pouvons aussi pratiquer la pénétration, c'est la révélation du siècle.

Si vous vous apprêtez à faire votre première fois avec une femme, c'est évidemment fréquent de se poser aussi la question de la pratique (et c'est ce qui m'a poussé à lire des livres sur le sujet quand j'étais plus jeune).

Si cela peut vous aider à dépasser une certaine appréhension, vous pouvez lire des guides, illustrations, de préférences à l'avis positif parmi la communauté, qui vous montreront qu'il n'y a rien "d'anormal" dans la pratique, et que ce sont finalement des choses assez simples à vivre.

Dans la pratique, la meilleure façon de savoir comment s'y prendre est de ressentir : ressentir ses envies et celles de la femme avec qui vous partagez ce moment.

Vous aurez beau avoir étudié le cunnilingus à fond, une fois dans l'action, ce ne sera peut-être pas votre envie du moment, ni celle de votre partenaire.

Peut-être ne sera-t-elle pas à l'aise avec l'idée de se dénuder et de montrer quelque chose d'aussi intime. Vous ressentirez peut-être que ce moment, vous le passerez simplement à vous découvrir mutuellement, avec différentes parties de votre corps, et puis c'est tout.

Et si je peux me permettre, plus on se concentre sur la pratique, la performance, et moins nous sommes satisfaites. L'anxiété de performance est le fléau d'une sexualité épanouie.

C'est une femme anorgasmique (du moins avant) qui me l'a appris : elle adorait faire l'amour avec moi alors qu'elle ne pouvait jamais atteindre l'orgasme. J'ai ressenti la fameuse anxiété de performance, parce que je pensais qu'elle tentait de me rassurer.

Alors qu'en réalité, elle était vraiment épanouie. Elle n'avait jamais ressenti l'orgasme (même par elle-même) et n'était pas à la recherche de cette sensation. 

L'orgasme n'est pas le signe d'une sexualité satisfaite. Même si on ne peut pas nier qu'un jeu de séduction qui a fait grimper la température, qui a fait vivre un moment de sensualité en parfaite osmose, et qui finit par un orgasme exponentielle est doux à vivre, on peut aussi ressentir des orgasmes mécaniques et froids.

C'est pourquoi je vous dirai plutôt que plus vous vous connecterez à vos envies et celles de votre partenaire, et mieux vous vivrez ce moment.

Et vis à vis de cette femme anorgasmique, c'est lorsque j'ai cessé cette recherche de performance qu'elle est finalement parvenue à vivre son premier orgasme. Parce que nous avons développé de la confiance, un plaisir mutuel et respectueux du rythme de chacune.

Cela signifie aussi que vous pouvez tout arrêter, à tout moment. Sentir que vous ne désirez pas plus, et inversement. Faire l'amour de manière plaisante, c'est aussi sentir le moment où cela doit s'arrêter et le respecter.

On peut aussi ressentir un plaisir très fort sans avoir été touché. Juste s'épanouir et prendre goût à voir sa partenaire s'extasier. Et c'est tout.

Faire l'amour est en fait comme une danse qui s'improvise selon le rythme et la tonalité d'une mélodie qui recherche son harmonie.

Essayez donc de défocaliser votre attention de "qu'est-ce que je peux lui faire pour la satisfaire", et de plutôt la concentrer sur "qu'est-ce que je ressens et que ressent-elle" ?

Il existe des tas de manière de recueillir ces indices (liste non exhaustive) :
  • Le souffle, la respiration (est-ce qu'elle est retenue, rapide, lente, profonde...)
  • Les mouvements du corps, qui souvent vous poussent à toucher certaines zones plutôt qu'une autre, à accélérer la cadence ou la ralentir
  • La tension que vous ressentez entre vous (pour évaluer l'excitation)
  • La parole (pour guider, inciter, questionner)
  • Les sons de la voix (est-ce que c'est agréable ou non, est-ce que ça plait ou non)
  • Le toucher (sentir la pression ou l'effleurement, où les mains se perdent, quel partie du corps est la plus active par exemple)
  • Le rythme (est-il régulier, est-ce qu'il retombe, ralentit, ou encore se fait plus pressant)
  • Les positions (est-ce qu'on recherche une position plus confortable, est-ce qu'on a une tendance plus qu'une autre, est-ce que j'ai envie de suivre ma partenaire dans la danse, est-ce qu'on avance, recule etc.)
  • Le regard (quelle émotion est-ce que je perçois chez ma partenaire)
  • La créativité (est-ce que l'on suit un chemin, quelles initiatives, est-ce qu'il y a des choses qui me surprennent, est-ce que j'ai envie de tester des choses)

Votre première fois sera bien plus agréable en expérimentant l'ensemble de ces indices plutôt qu'en testant les pratiques que vous aurez pu lire à droite à gauche.

Parce que tout ne sera pas parfait la première fois. Il peut arriver qu'il y ait une grande fusion entre deux personnes et que tout soit magique et idéal dès les premiers contacts.

Mais le plus souvent, vous aurez besoin d'apprendre à connaître votre partenaire. A discuter avec elle, à échanger sur ce que vous aimez ou aimez moins, ce dont vous avez envie, ou ce qui vous tente moins.

Que vous ayez fait l'amour avec une, deux, trois, dix ou vingt femmes, chaque personne est différente et donc, votre manière de faire l'amour aussi. Chaque fois sera une première fois.

Ne partez donc pas du principe que plus vous ferez l'amour, plus vous vous perfectionnerez : la perfection vient avec l'osmose que vous créerez avec votre partenaire, et non la répétition et la quantité de vos partenaires.

L'expérience vous permettra sans doute de ressentir de mieux en mieux vos envies et celui de la femme avec qui vous partagez ce moment. Elle vous donnera peut-être l'envie de tester de choses différentes de ce que pour quoi on est prête la première fois.

Mais elle ne vous permettra pas d'être un "bon coup" et d'être épanouie sexuellement.


La prévention : un train de retard


La première fois où je me suis rendue à un centre de planification pour faire un dépistage, j'ai annoncé être avec une femme. Ce que j'en ai retenu ? Le rire du médecin, qui pensait -pratiquement- qu'on ne pouvait rien attraper entre femmes.

Heureusement, les choses évoluent, mais malheureusement, la prévention pour les femmes attirées par les femmes a du retard sur nos homologues hétéros.

Les pharmacies font les gros yeux lorsque l'on parle de digues dentaires, et après avoir dû leur expliquer à quoi cela servait : "Ah, il faut qu'on les commande, on n'en a pas ici".

Comme si le commun des mortels étaient prêt à attendre plus d'une semaine avant de faire l'amour... mais bon, ça ne doit pas être très rentable.

Et à dire la vérité, nous sommes très peu à mettre en pratique des mesures de protection et de prévention, alors que le préservatif ou le VIH est ancré dans le paysage hétéro.

Si vous voulez en savoir plus sur les manières de vous protéger, vous pourrez vous rendre dans un service de planning familial. Il y a également cet article qui explique les différentes manières de se protéger pour les femmes attirées par les femmes.

Dans la réalité de l'expérience, vous ne rencontrerez peut-être pas des femmes sensibilisées sur les risques sexuels entre femmes, ou qui sauront à peine à quoi sert un dépistage.

Je voudrais donc ici surtout mettre l'accent sur la prévention.

Malgré tout, prenez le temps de tester, par exemple la fameuse digue dentaire. Les gants en latex. Les préservatifs externes ou internes pour les jouets (même si, dans les faits, on les ramène rarement pour notre première fois, haha). Et voyez comment vous vous sentez avec ça.

Pour ma part, la première fois où j'ai développé une IST (Infection Sexuellement Transmissible), suite à une relation non protégée avec une femme, je suis devenue une vraie maniaque de la prévention.

Jusqu'alors, je n'aurai jamais imaginé que je puisse vraiment attraper quelque chose (comme le disait le médecin...). Après ça, j'ai été capable d'imaginer le pire.

C'est pourquoi après cette expérience, je demandais systématiquement à mes partenaires d'être d'accord pour faire ensemble un dépistage récent. C'était le cas pour les partenaires "éphémères", comme mes partenaires de plus long terme. Il n'y avait aucune différence.

Comment ? Quand je sentais qu'il existait une tension sexuelle entre nous, que je ressentais l'envie, et qu'elles aussi, alors j'abordais la question avec elles. Souvent, cela se passait comme ça:

- J'ai une question à te poser. Ce ne sera peut-être pas glamour, mais c'est tout de même important.
- Oui dis moi ?
- As-tu déjà fait un dépistage ?
- Oui, il y a un mois/non ça fait longtemps/non je ne l'ai jamais fait, mais je peux le faire.

Tout simplement.

Je n'ai jamais reçu de remarques négatives, et d'ailleurs, si c'était le cas, cela devrait être un signe pour vous : une personne qui vous envoie sur les roses, qui vous répond que "ça ne se fait pas" de poser ces questions, ou "tu me prends pour qui ?!", ou encore "tu ne me fais pas confiance ?!", devrait vous alerter.

Alors qu'une personne attentive et sensible sur la question pourra devenir une partenaire de confiance.

Bien sûr, on ne peut jamais être sûre à 100%. C'est là que les moyens de protection reste la meilleure défense.

Cependant, les dépistages sont de bons moyens de prévenir le danger, ne serait-ce qu'en abordant la question avec vos partenaires. C'est gratuit, rapide, et anonyme.

Ensuite, prenez le temps de bien vous renseigner sur les manières de transmettre une maladie, une infection.

Certaines pratiques vont nécessiter de l'hygiène : nettoyer les objets avec des produits spécifiques ou à l'eau bouillante, bien se laver les mains, ne pas transmettre un fluide à un organe génital sans être certaine de ne pas courir de risque de transmission etc.

D'autres vont demander des précautions, comme, se couper les ongles pour éviter les risques de lésions, ne pas avoir de produits nocifs pour la flore vaginale etc.


La première fois : et quand ça ne se passe pas bien ?


Rares sont les personnes qui ne se souviennent pas de leur première fois. L'enjeu ? Vivre un moment plaisant, agréable, prêt à nous donner des étincelles, pour faire corps avec une personne que l'on désire, et réciproquement, et finalement garder le souvenir d'une jolie fusion intime.

Alors, prenez votre temps. Si, au moment de faire l'amour, vous ressentez un stress trop intense, que votre partenaire est incapable de vous rassurer et même, de vous laisser l'option d'y aller progressivement, ne vous abandonnez pas par défaut.

Bien sûr, vous pourriez ressentir un léger stress parce que vous aurez l'envie de bien faire, mais pour autant, sentir que vous êtes vraiment prête et avoir envie d'aller jusqu'au bout parce que c'est ce que vous désirez. Et c'est normal aussi.

Et dans le cas où votre première fois n'aura pas été à la hauteur de vos attentes, si vous avez espéré de meilleures façons de la vivre... vos premières fois vous appartiennent.

Dans ma vie, je pense pouvoir dire que j'ai eu plusieurs premières fois avec des femmes. Les expériences sont si différentes qu'on peut avoir l'impression de vivre une expérience totalement nouvelle, que l'on n'avait jamais vécu. 

C'est comme tomber amoureuse. Il se peut que, peut-être, vous tombiez amoureuse pour la première fois d'une femme qui ne vous correspondait pas, ou qui vous aura fait énormément souffrir.

Et un jour, vous rencontrerez une autre femme que vous aimerez peut-être plus, ou différemment. Vous sentirez la différence parce que, par exemple, vous ressentirez un amour profond, sincère, et heureux.

Alors, vous aurez peut-être l'impression de tomber amoureuse pour la première fois. Comme si ce qui s'était passé avant était différent, alors que vous savez avoir été amoureuse aussi.

Et bien vous avez le droit.

Vous avez le droit de garder cette première fois plutôt qu'une autre. Comme vous pouvez garder comme souvenir, que la première fois était une expérience sans feu d'artifice, mais que ce que vous avez vécu plus tard avec une autre, plus intense, en était une autre, et que c'est grâce à vos expériences passées.

Votre sexualité vous appartient. 

J'espère que cette première fois sera par vous une belle expérience humaine. Que cela vous donnera l'envie de recommencer, encore et encore, de découvrir de nouvelles idées, de flirter avec votre créativité, d'assumer pleinement vos désirs, et comme le disait Roland Barthes, de vous découvrir vous-même. Encore plus que les autres.

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